lundi 14 juillet 2008

Y a-t-il un pilote chez Peugeot Motocycles ?

À heure où Piaggio, le plus grand fabricant de scooters d’Europe, développe avec succès des innovations techniques qui font progresser le confort, la sécurité et le respect de l’environnement, Peugeot préfère apposer sa griffe sur des modèles vieillissants depuis longtemps proposés par de nombreuses marques chinoises et coréennes à des prix défiant toute concurrence et même en vente par correspondance sur Internet.


Les machines arrivent en kit en provenance d’Asie et sont assemblées dans les ateliers de la marque française sans même que l’esthétique ni les équipements ne subissent aucun changement ou amélioration.



Tout se passe comme si le félin centenaire ignorait que le meilleur outil de communication résidait dans le produit lui-même, que la facture de chaque produit signé par une marque affectait la perception de l’offre commerciale entière. La tenue des toilettes d’un restaurant n’influe-t-elle pas sur l’appréhension que l’on a des mets ?



Le marché est depuis plusieurs années en forte progression et, eu égard au dynamisme des marques italiennes et asiatiques, la stratégie des constructeurs français revêt toutes les apparences de la frilosité ou du défaut d’ambition, choses bien dommageables pour des groupes d’envergure internationale.





Encore peut-on comprendre les tentatives de Renault qui s’est contenté d’ajouter un toit non rigide et de coller son losange sur des engins sortis des ateliers italiens.










Mais comment accepter que Peugeot, qui n’en est pas pourtant à son premier deux roues et qui bénéficiait jusques là d’une bonne image auprès des professionnels aussi bien que des particuliers, s’égare dans des productions si préjudiciables pour son image et si peu adaptées au dynamisme du marché.


Certes en France les ventes ne sont pas catastrophiques puisque les clients ont tendance à choisir en priorité une marque locale, mais on peut s’inquiéter pour les ventes à l’étranger à court terme et partout sur le long terme. On peut aussi s’interroger sur les profits que peuvent générer des productions reposant presque exclusivement sur des technologies développées et produites en externe. En effet, mis à part quelques excentricités dans la conception de selles larges ou de suspensions avant mono-bras pour des modèles 50 cm3 haut de gamme ou un turbo greffé sur un moteur Piaggio pour un modèle Maxi, les motocycles Peugeot contemporains s’illustrent surtout par un défaut de fiabilité. De même, on peut s’inquiéter du message envoyé aux futurs clients par Peugeot : vous faites une affaire en achetant asiatique, le produit est le même mais moins cher !





Il faut espérer que le New Vivacity, doté d'un coffre supplémentaire et d'un moteur italien, suffise pour faire oublier les égarements du Vclic.




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